‘‘ Je suis très alarmée ’’ déclare madame Iman sur l’affaire de son mari théologien

 

Inculpé et incarcéré en France pour acte immoral, le théologien suisse était resté après sa garde à vue en détention provisoire à la prison de Fleury-Mérogis en Essonne, en attendant le rapport d’une expertise médicale. Quelques jours après, la cour d’appel a statué le 22 février sur la demande de libération de l’islamologue. Une demande qui a été rejetée jugeant l’état de santé du présumé compatible avec son incarcération.

Un état qui s’empire


Les partisans de Tariq Ramadans, se mobilisent de plus en plus notamment sur les réseaux sociaux.
Sur la page ‘‘ FreeTariqRamadan ’’ créée par le comité de soutien à l’islamologue, une vidéo publiée, a été partagée plus de dix-sept mille fois en l’espace de deux jours ! Dans cette vidéo, on assiste à l’un des rares témoignages de Mme Iman, l’épouse de l’intellectuel, qui s’inquiète énormément pour l’état de ce dernier. ‘‘ Il souffre d’une maladie chronique sévère ’’, indique-t-elle.
Elle vient également d’apprendre des nouvelles alarmantes au sujet de sa santé après la dernière visite de l’avocat.
La femme de l’intellectuel âgé de 55 ans, affirme que son mari souffre depuis plusieurs années d’une maladie chronique sévère, une sclérose en plaques ainsi qu’une autre neuropathie (non encore identifiée), nécessitant tous deux l’administration d’un lourd traitement médical. D’après le témoignage de Mme Iman, l’avocat déclare que ‘‘ les conditions de détention dans lesquelles il se trouve sont complètement indignes, ce dernier ne bénéficie pas des soins médicaux nécessaires à son état physique ’’, elle se dit parallèlement très alarmée. Elle confie aussi, ne pas être sure que son époux a droit en prison à un traitement juste et impartial, ‘‘ Il a été reconnu comme étant coupable dès le début de l’enquête sur la base d’accusations mensongères et non fondées… Il est victime d’un violent lynchage médiatique… ’’. Concernant son maintien en détention, elle estime qu’il n’y a aucune raison de penser qu’il chercherait à s’enfuir, il s’est présenté de son plein gré à la convocation de police et n’a jamais cherché à échapper à la justice.

La naissance de vifs débats en France


Le 2 février, l’intellectuel très controversé du moment, a été mis en examen après accusations des pires agissements, après les plaintes de deux femmes dont l’un sur personne vulnérable, qui ont débouché fin octobre 2017 à une information judiciaire remise à trois juges d’instruction.
Entre défenseurs et détracteurs du théologien, cette affaire suscite un vif débat au rang de la communauté française. De son coté, Tariq Ramadan, conteste fortement les inculpations qui le visent.
En début février, la Cour d’appel de Paris, avait ordonné son placement provisoire, craignant une éventuelle fuite à l’étranger, ou de probables pressions sur les plaignantes en question ou d’autres femmes ayant témoigné sous anonymat. Les avocats ont proposé suite à cette décision, plusieurs garanties pour revendiquer la remise en liberté de leur client pou raison de santé ; le versement d’une caution de 50 000 euros, la remise de son seul et unique passeport suisse ainsi que l’obligation de pointer quotidiennement au sein du commissariat. Ils ont suggéré également une possible mise sous surveillance électronique. En dépit de ces éléments, la justice a maintenu sa décision pour le maintien provisoire en détention.