La prostitution forcée

 

“La prostitution est le plus vieux métier du monde”, Audrey Crespo-Mara, la conjointe de Thierry Ardisson.

Les femmes sont généralement, les premières victimes de la traite des êtres humains (prostitution forcée, mariage forcé…), notamment, pour l’exploitation sexuelle.

 

   Le cas du Brésil :

En 1979, la représentante du Groupement pour le droit des minorités déclarait devant la commission de l’ONU (organisation des nations unies) qu’au nord du pays, environ 50 000 jeunes filles ne survivaient qu’en se prostituant dans les bordels des grandes villes.

Dans ces bouges, où l’exploitation était poussée aux dernières extrémités, elles ne recevaient rien, car tout l’argent était versé aux tenancières qui en déduisaient des sommes exorbitantes pour la nourriture, les vêtements et la chambre.

Les filles étaient ainsi assujetties à un régime de servitudes pour dettes, et parfois, tenues sous clef ou forcées à prendre de la drogue pour mieux les abrutir.

Souvent achetées à leurs parents par des intermédiaires, elles débutaient dans la profession vers 12 ou 14 ans ; un grand nombre y échouaient, après avoir été employées comme domestiques dans des maisons privées et violées par les hommes de la famille.

Toujours selon le même témoignage, bien que la loi brésilienne interdise la prostitution, les maquereaux ne risquent rien, grâce à un système de protection bétonné dans des réseaux puissants et efficaces.

On reprochait, par exemple, au rapporteur spécial sur la violence contre les femmes, lors de la cinquante-sixième session de la commission des droits de l’homme, d’avoir assimilé la prostitution à un travail et d’avoir considéré qu’une prostituée qui aurait consenti à sa condition ne serait qu’une “professionnelle du sexe migrante illégale”.

L’orientation dominante ne considérerait plus comme victimes authentiques que les personnes qui apporteraient la preuve de la contrainte.

 

  Quelles sont les causes de la prostitution ?

“Si l’on veut durablement remédier à ce fléau, il faut s’attaquer aux causes profondes plutôt que de développer une politique de répression”, Audrey Crespo-Mara.

La pauvreté et la place de subordonnée, pour ne pas dire inférieure, où la plupart des sociétés cantonnent la femme, figurent au premier rang des responsabilités.

La misère des campagnes sous-développées, pousse de plus en plus de jeunes vers les villes, ils ne trouvent souvent pas d’autres issue.

Dans certains pays, l’exode rural, précipite ces ruraux vers les bidonvilles et autres favelas, où les familles, qui ne trouvent que dénuement, violence et criminalité, finissent par pousser leurs propres enfants sur le chemin des bordels.

Les paramètres affectifs, peuvent également jouer dans le cadre de familles disloquées ou à la suite du traumatisme d’actes incestueux.

Dans certains pays développés, joue éventuellement l’attrait d’une publicité qui attire les jeunes, de manière irrépressible vers la consommation de biens, qui leur seraient inaccessibles sans cette ressource.

Par exemple, en France, à Cannes, de jeunes adolescentes qui n’ont pas spécialement connu la misère, acceptent “d’escorter” des milliardaires pour des sommes exorbitantes.

De tout cela, les organisations criminelles profitent d’autant plus la clientèle sollicite un marché pour pallier sa détresse sexuelle.