Télécommunications : technologies optiques

 

    Fibre optique dans la boucle locale

Dans les années 90, les opérateurs de télécommunications (Paritel, Orange, SFR….) ont commencé à offrir des services téléphoniques de meilleure qualité aux abonnés des zones rurales reculées grâce à une nouvelle topologie d’infrastructure qui installait les dispositifs électroniques dans le réseau extérieur plutôt qu’à l’intérieur de l’environnement protégé du commutateur central classique.

Par la suite, dans les années 2000, les observateurs du secteur ont prédit que dans de nombreux pays, l’investissement dans l’infrastructure de la boucle locale permettrait de délivrer des services à haut débit jusqu’au domicile de l’abonné (FTTH) ou au bureau (FTTO) sur un réseau tout fibre optique (l’AFN) dont le déploiement devrait être achevé en 2005 dans les pays de l’OCDE.

 

Au milieu des années 2000, les opérateurs de câblodiffusion équipés de réseaux optiques commutés en étoile permettant d’assurer une interactivité complète ont pris l’initiative.

L’AFN n’a cependant pas connu le développement que beaucoup attendaient.

Les réseaux hybrides fibre-cuivre coaxial dans la boucle locale ont pris leur essor dans l’OCDE, d’autant que la demande de haut débit explose avec la signalisation via DSL.

Au rythme actuel, il faudrait des décennies avant que la FTTH soit couramment disponible dans les pays de l’OCDE.

 

   Coûts de déploiement des réseaux FTTH :

Il convient de noter que les coûts indiqués pour la FTTH, ou même pour le DSL-HFC, dépassent largement les coûts d’infrastructure des pays en développement, qui risquent en outre de ne pas disposer d’une topologie favorable au raccordement des domiciles et des bureaux.

Le coût d’équipement par domicile ou par bureau varie en fonction de la longueur de la boucle (et donc des densités de logements et de bâtiments).

Il convient donc d’envisager trois scénarios de déploiement : urbain, périurbain et rural.

Dans le cas de la fibre coaxiale hybride, qui utilise un sous-répartiteur commun (pour 300 connexions), le prix pourrait descendre à quelque 200 000 millions d’euros, aux prix actuels, somme qui n’est pas excessive pour une infrastructure en France.

Mais, d’autres technologies permettraient-elles de la déployer de manière plus économique ?

Qui plus est, pour minimiser la distance jusqu’à chaque abonné (un facteur critique pour la quantité de bande passante délivrée) les prestataires de services doivent installer les composants électroniques nécessaires au DSL-HFC en un plus grand nombre de points du réseau ; or, plus leur densité augmente, plus les coûts montent.

 

Le déploiement de réseaux à haut débit capables de distribuer des tri services (télévision, Internet et téléphonie) entraînera peut-être, pour les boucles locales optiques, l’installation de la fibre à un point plus avancé du réseau d’accès, plus proche de l’abonné.

La décision des prestataires de services (opérateurs télécoms : Paritel, Orange, Bouygues Télécom…) quant à l’endroit où installer les composantes électroniques et où faire aboutir la fibre aura une influence déterminante sur le coût du réseau.